28 avril 2006
Manifeste contre la violence éducative
La France a signé et ratifié le 7 août 1990 la Convention des droits de l¹enfant. L'article 19 de cette Convention stipule que les États signataires "prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales".
Or, en France, d¹après un sondage SOFRES de janvier 1999, 80% des parents donnent à leurs enfants gifles et fessées quand ce ne sont pas des coups de martinet ou de ceinture. Presque tout le monde trouve cela normal, inoffensif et même nécessaire. Et les services sociaux et la Justice n¹interviennent que dans les cas extrêmes.
Pourquoi est-il permis de frapper un enfant alors qu'il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée et, en prison, le pire des criminels? Nos lois ne permettraient-elles d¹agresser que les plus faibles?
Les enfants ont le droit d¹être élevés sans violence, ce qui ne signifie pas sans fermeté.
De multiples études récentes, dont un rapport de l'OMS de novembre 2002, ont montré que difficultés scolaires, délinquance, violence, dépression, alcoolisme, abus de drogues, maladies diverses et même accidents ont très souvent pour origine des violences, même modérées, subies dans l¹enfance. Maintenant que nous le savons, nous n¹avons plus l¹excuse de l¹ignorance qu¹avaient nos parents.
Pourquoi s¹étonner que certains jeunes recourent à la violence quand le premier exemple de violence leur a en général été donné par leurs propres parents les frappant sur les joues, le crâne, le dos ou les fesses? L¹enfant frappé apprend à frapper les autres. L'enfant respecté apprend à respecter les autres. Le rôle des parents est-il d¹enseigner la violence ou le respect?
Les parents qui frappent leurs enfants pour les éduquer le font parce qu¹ils ont été frappés eux-mêmes et ignorent les conséquences de leurs coups. Seule une interdiction sans ambiguïté, comme celle qui, en France, interdit les coups à l¹école depuis le XIXe siècle, peut mettre fin à ce cycle. La France, comme déjà onze pays, dont neuf européens, doit voter une loi spécifique interdisant toute violence, y compris fessées, gifles, tapes, etc. Cette loi doit être assortie non pas de sanctions judiciaires mais d¹une large information apportée aux parents ainsi qu¹aux futurs parents sur les effets des coups et les moyens d¹élever les enfants sans violence, exactement comme il est demandé aux automobilistes d¹être familiers avec le code de la route.
Les signataires de ce manifeste demandent au gouvernement et à leurs députés de mettre la législation française en harmonie avec la Convention des Droits de l¹Enfant, comme le demande le Comité des Droits de l¹Enfant de l¹ONU, et de voter une loi spécifique qui interdise vraiment toute forme de violence à l¹égard des enfants. Le texte de cette loi pourrait être semblable à celui de la loi danoise : "L'enfant a droit au soin et à la sécurité. Il faut agir de manière respectueuse vis-à-vis de l¹enfant et ne pas lui infliger de punition corporelle ou autre traitement humiliant."
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J'approuve le manifeste ci-dessus. Je vous demande de faire rapidement tout ce qui est en votre pouvoir pour harmoniser notre législation avec la Convention des Droits de l¹Enfant.
Nom et prénom :
Adresse :
Signature :
Adresser ce manifeste : - au Premier ministre (Hôtel Matignon, rue de Varenne, 75007 Paris ou, par e-mail :<premier-ministre@premier-ministre.gouv.fr>);
- à votre député ( Assemblée Nationale, Palais Bourbon 75007 Paris);
- aux journaux que vous lisez et aux associations dont vous faites partie;
- à tous vos parents, amis et connaissances (dans ce cas, ne pas le signer).
Vous pouvez diffuser ce manifeste par e-mail, ou comme une pétition ou un tract, par exemple à la sortie des écoles. Il est lancé avec le soutien de l¹association Ni claques ni fessées (Tél/fax : 01 46 38 21 22) qui seront heureux de voir les rejoindre autorités religieuses, associations et partis. Pour complément d¹information, notamment sur les dangers des coups et l¹éducation sans violence, ou pour faire part de votre participation à la diffusion de ce manifeste, écrire à O. Maurel, Chemin de la cibonne 83220 Le Pradet ou à l¹adresse électronique : <omaurel@wanadoo.fr>.
Ensemble contre la fessée
Il n'y a pas de "bonne" fessée
Un tract à diffuser largement autour de vous
Pourquoi les fessées, les gifles et même des coups apparemment anodins comme les tapes sur les mains d'un bébé sont-elles dangereuses ?
Elles lui enseignent la violence, par l'exemple qu'elles en donnent.
Elles détruisent la certitude sans faille d'être aimé dont le bébé a besoin.
Elles créent une angoisse : celle de l´attente de la prochaine rupture.
Elles sont porteuses d'un mensonge : elles prétendent être éducatives alors qu'en réalité elles servent aux parents à se débarrasser de leur colère et que, s'ils frappent, c'est parce qu'ils ont été frappés enfants.
Elles incitent à la colère et à un désir de vengeance qui restent refoulés et qui s'exprimeront plus tard.
Elles programment l'enfant à accepter des arguments illogiques ( je te fais mal pour ton bien) et les impriment dans son corps.
Elles détruisent la sensibilité et la compassion envers les autres et envers soi-même et limitent ainsi les capacités de connaissance.
Quelles leçons le bébé retient-il des fessées et d'autres coups?
Que l'enfant ne mérite pas le respect.
Que l'on peut apprendre le bien au moyen d'une punition (ce qui est faux, en réalité, les punitions n'apprennent l'enfant qu'à vouloir lui-même punir).
Qu'il ne faut pas sentir la souffrance, qu'il faut l'ignorer, ce qui est dangereux pour le système immunitaire.
Que la violence fait partie de l'amour (leçon qui incite à la perversion).
Que la négation des émotions est salutaire (mais c'est le corps qui paie le prix pour cette erreur, souvent beaucoup plus tard).
Qu'il ne faut pas se défendre avant l'âge adulte.
C'est le corps qui garde en mémoire toutes les traces nocives des supposées "bonnes fessées".
Comment se libère-t-on de la colère refoulée?
Dans l'enfance et l´ adolescence :
On se moque des plus faibles.
On frappe ses copains et copines.
On humilie les filles.
On agresse les enseignants.
On vit les émotions interdites devant la télé ou les jeux vidéo en s'identifiant aux héros violents. (Les enfants jamais battus s'intéressent moins aux films cruels et ne produiront pas de films atroces, une fois devenus adultes).
A l'âge adulte :
On perpétue soi-même la fessée, apparemment comme un moyen éducatif efficace, sans se rendre compte qu'en vérité on se venge de sa propre souffrance sur la prochaine génération.
On refuse (ou on n'est pas capable) de comprendre les relations entre la violence subie jadis et celle répétée activement aujourd'hui. On entretient ainsi l'ignorance de la société.
On s'engage dans les activités qui exigent de la violence.
On se laisse influencer facilement par les discours des politiciens qui désignent des boucs émissaires à la violence qu'on a emmagasinée et dont on peut se débarrasser enfin sans être puni: races " impures ", ethnies à " nettoyer ", minorités sociales méprises.
Parce qu'on a obéi à la violence enfant, on est prêt à obéir à n'importe quel autorité qui rappelle l'autorité des parents, comme les Allemands ont obéi à Hitler, les Russes à Staline, les Serbes à Milosevic.
Inversement, on peut prendre conscience du refoulement, essayer de comprendre comment la violence se transmet de parents à l'enfant et cesser de frapper les enfants quel que soit leur âge. On peut le faire (beaucoup y ont réussi) aussitôt qu'on a compris que les seules vraies raisons de donner des coups "éducatifs" se cachent dans l'histoire refoulée des parents.
© Alice Miller
Chacun est libre de diffuser ce texte, sous condition de ne rien y changer.
Jeudi 22 Mai 2003
Alice Miller
27 avril 2006
Contre la violence éducative
Le site d'Alice Miller :
http://www.alice-miller.com/index.htm
L'observatoire de la violence éducative ordinaire :
http://www.observatoire-international-de-la-violence-educative.org/index.php?lng=fr
Pêle-Mêle façon Anne R.
Très rapide à faire. J'ai utilisé un coupon de toile Aïda qui me restait.
Vous trouverez les explications ici : http://perso.wanadoo.fr/anne-les-petites-croix/
26 avril 2006
Journée nationale contre la fessée
Le 30 avril 2006
Je profite de mon blog pour relayer cette initiative, à laquelle j'adhère.
Le programme de la journée c'est par ici :
http://www.wmaker.net/maisonenfant/index.php?action=rubrique&id_rubrique=31107
Un autre site à visiter : http://www.niclaquesnifessees.org/arguments.html.
Traitons les enfants comme on voudrait qu'ils nous traitent !
Des livres dans la corbeille
Mélanie Gerth et Eric Smith. Editions Lipo Kili.
Suivons les cachoteries de ces "cinq petits canetons tout jaunes et très curieux".
Un texte très chantant et de belles illustrations.
Raphaël Fejtö. L'école des Loisirs.
Jo n'hésite pas à partager son vélo avec ses copains. A votre avis combien d'amis peut mettre Jo sur son vélo ? Tant de monde sur un vélo, ce n'est pas sans risque... Jo va trouver une solution.
Jean Maubille. Ecole des Loisirs.
Adèle, l'escargot, est à la recherche de compagnons de jeu. "Toc, toc ! Tu viens jouer ? " . Qui se cache derrière la porte ? A vous de le découvrir !
25 avril 2006
A la recherche d'une assistante maternelle (partie2)
Ça y est les entretiens sont terminés. J'ai rencontré 4 assistantes maternelles. J'ai hésité entre deux.
Il y en avait une que je trouvais dans la moyenne. Je n'ai pas vraiment accroché avec elle. Je la trouvais pas assez naturelle. Et une façon de parler et de poser sa voix qui me gênait.
J'ai rencontré ce que l'on peut faire de pire en assistante maternelle. J'ai eu le droit à tout le tableau : travail au noir, ménage pendant que les enfants jouent scotcher entre la table basse et le canapé sur quelques centimétres de couverture avec trois légos et la télé en non stop.
D'ailleurs, la télé pendant les trois quart d'heure où je suis restée chez elle, elle ne l'a pas éteinte. Promener les enfants, trop compliqué. L'espace jeux des assistantes maternelles, connaît pas... Bref, avant de partir, Cyprien a bien pris soin de ranger tous les jeux qu'il avait sorti. Il avait bien compris qu'ici pas question de laisser un peu de désordre. Dans la voiture, quand je lui disais "cette dame ne convient pas du tout, mais alors pas du tout, du tout".Il me répondait "nan, nan, nan" en secouant la tête. Nous étions du même avis.
Je suis triste pour la petite fille qu'elle garde. Je suis en colère parce que cette personne contribue à discréditer toute la profession.
Et, j'ai rencontré deux personnes avec lesquelles, j'ai eu un bon contact. Il a fallut choisir entre les deux. Elles me proposaient des services équivalent. Nous avions des points communs. Elles m'ont racontés spontanément le déroulement de la journée, proposer de voir les lieux où dormiraient Cyprien.
Finalement, je me suis décidée pour celle qui me parait la plus dynamique, celle qui me semble être le plus à même de répondre en terme d'activités, d'éveil à Cyprien. Cyprien est un garçon qui bouge tout le temps. Il est tout le temps en activité. Il court, marche, va chercher un livre, le ramène, monte sur le canapé, descend, remonte,...va chercher son manteau pour sortir, joue avec Tiga... Nous l'avions déjà rencontré aux "bébés lecteurs" de la médiathèque.Et quand elle a ouvert sa porte, j'étais très contente que ce soit elles. Elle n'habite pas dans le bourg mais ça ne l'êmpêche pas de participer aux activités proposées.
C'était celle aussi avec laquelle il y a eu tout de suite un lien de créé. Cyprien paraissait à l'aise chez elle. Il a tout de suite pris les jeux. Il s'est promené dans la maison. Moi, aussu je me sentais à l'aise et c'était réciproque.
Quel soulagement d'avoir trouvé une assistante maternelle !
Le Marjorie Massey
Après la séance du 21 avril, voilà où j'en suis :
Avant c'est ici :
http://melomeli.canalblog.com/archives/arts_et_fantaisie/index.html
24 avril 2006
A la recherche d'une assistante maternelle...
J'ai eu l'occasion de travailler avec des assistantes maternelles dans le cadre de ma profession d'animatrice. Elle m'ont appris beaucoup de choses. D'ailleurs sans elle, le projet que nous avons monté ensemble n'aurait jamais abouti.
Du coup, j'ai un a-priori plutôt positif à l'égard des assistantes matenelles (ass mat). Mais aujourd'hui, je suis de l'autre côté de la barrière. A mon tour de chercher une AssMat ! C'est autre chose... Alors si cette petite expérience peut vous intéresser, vous allez m'accompagner virtuellement.
Déjà, j'estime avoir de la chance car où j'habite il y en a des disponibles, les tarifs pratiqués ne sont pas prohibitifs.
J'en ai déjà rencontré une. Il m'en reste 3 à voir.
Avant, j'ai bien préparé par écrit toutes les questions, tout ce que je voulais savoir sur les savoirs être, savoirs faire de la personne qui va prendre le relais auprès de Cyprien.
Pour ne pas avoir à sortir mon bloc, que l'entretien soit le plus naturel possible, j'ai organisé tout ça dans ma tête en fonction du déroulement de la journée. Je ne voulais pas avoir l'air de la mère poule hyper stressée de confier son enfant, hyper tatillone, bref la mère qui va vous prendre la tête.
L'accueil le matin : comment ça se passe ?
Le déroulement de la journée :
- les jeux à disposition des enfants à l'intérieur ou à l'extérieur, les activités proposées par l'assistante maternelle.
- les sorties : promenade, jardin, parc ou aire de jeux, la participation aux activités proposées sur la commune "bébé lecteur " à la médiathèque et les P'tits Loups lieu d'accueil et d'éveil proposés par l'association des AssMAt...
- la place de la télé...
Les repas :
- à partir de produits frais, congelés...
- équilibre des menus
- Est-ce qu'elle mange avec les enfants ? Après ? Que font les enfants pendant ce temps ?
Les soins à l'enfant/ l'hygiène :
- le change (J'utilise des couches lavables. Est-ce qu'elle y voit un inconvénient ?)
- le lieu du change
- le lavage des mains de l'enfant avant/après les repas
La sieste :
- Où va dormir mon enfant ?
- Le lit, la pièce.
- Quel rituel pour le coucher ?
- Il pleure, que fait-elle ?
Les déplacements :
- utilisation de la voiture
- les courses
- pour aller chercher les autres enfants à l'école.
Le départ :
- Comment prépare -t'elle les enfants aux retrouvailles avec ses parents ?
L'adaptation :
- Comment envisage-t'elle la période d'adaptation ?
- Pourrais-je rester avec mon enfant la première fois ?
Les situations problématiques :
Mon enfant est malade :
- Est-ce qu'elle le garde en cas de fièvre, de maladie contagieuse ?
- Il est malade chez elle, que fait-elle ?
- Il se blesse ?
Elle est absente, en formation, malade :
- S'organise-t'elle avec une collègue ?
Les situations exceptionnelles :
- Je suis en retard pour venir le chercher ? (58km sur la 4 voies Saint-Malo-Rennes à l'heure de pointe...je ne suis pas à l'abri d'un embouteillage)
- J'ai une réunion imprévue ou qui va terminer plus tard. Je dois la prévenir combien de temps à l'avance.
Là, je crois que j'ai fait le tour de pas mal de choses. Au cours de la conversation, je vérifie d'autres points, la cigarette, la pose des limites à l'enfant, qui garde les enfants quand elle va chercher les siens à l'école, sa motivation, joue-t'elle avec les enfants, le respect des rythmes des enfants et de leur désir (jouer pas jouer...)
Au delà des paroles, des échanges verbaux, j'ai pu constater, après mon premier entretien, qu'il était important d'observer :
- Le comportement de l'enfant qu'elle garde déjà, son comportement avec lui.
- Comment elle aborde Cyprien. Ce qu'elle lui propose.
- Son attitude par rapport à la sécurité.
- L'attitude de Cyprien à son égard. Comment il évolue chez elle ? A-t'il était à l'aise ?
- Moi, me suis-je sentie en confiance avec elle, à l'aise ?
- A-t'on des points en commun, des divergences au niveau éducatif ?
- Est-elle respectueuse de mes choix ?
Une fois le check list passé au crible, il reste le feeling...C'est probablement là que tout se joue.
Des boites à oeufs
Avec un peu de retard, je vous montre les petites boites à oeufs que j'ai réalisées pour Pâques. Je me suis inspirée du magasine "Idées" de ce printemps.





